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Les uns parlent, les autres pas

Le mouvement des Indignés, « apartisan, asyndical et non-violent », parti de Madrid au printemps, a tenu samedi, pour la première fois, des assemblées dans toutes les villes où il est présent. Le fruit d’une coordination internationale qui veut contrer l’information selon laquelle il ne progresserait pas.

A Marseille, quelque deux cents personnes ont fait un sit-in de deux heures devant l’Hôtel de ville.

200 Indignés en assemblée, samedi après-midi, devant l'Hôtel de ville

Les Indignés marseillais, plutôt jeunes et féminins, sont venus avec de simples pancartes, des bouts de carton rédigés au feutre. Les supports sont légers mais les mots pèsent lourd : « La révolution permanente est un service public », prône l’un, tandis qu’un autre constate, «D’Hiroshima à Fukushima, ce qui devait arriver Areva », et qu’un troisième interroge : « Sommes-nous encore en démocratie ? »

Puis ils se sont assis en rond, pour partager, avec les codes d’expression imposés par « l’équipe de dynamisation du mouvement » (pour dire son approbation, on agite les mains au-dessus de soi), les questions qui les préoccupent. Celles des banques et du logement sont dans à peu près toutes les têtes. Viennent ensuite la dénonciation générale « du système qui n’a rien d’humain », de « l’augmentation des prix des fruits et des légumes à cause de la mondialisation », de la « justice qui condamne les pauvres (Roms) mais épargne les riches (Chirac, DSK) ».

Un Indigné espagnol est venu apporter son témoignage à l'assemblée marseillaise

Dénoncer c’est bien, agir serait mieux, ont plaidé certains. Avant de se quitter, on s’est promis de travailler en petits groupes sur la question du logement, majeure à Marseille où nombre de personnes pourtant détentrices d’un emploi régulier ne parviennent pas à faire face au coût d’un loyer. Et de continuer à médiatiser le mouvement, via le bouche à oreille et les réseaux sociaux, pour le faire encore grossir.

www.reelledemocratie.fr

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  « Stop aux animaux dans les labos »

60 statues humaines ont manifesté dans le silence et l'immobilité, sur le quai de la Fraternité, pour dire non à "la mauvaise science qui fait souffrir les animaux dans les labos".

Dans le même temps et le silence, soixante personnes, jeunes essentiellement ont tenu une manifestation immobile de deux heures sur le quai de la Fraternité pour protester contre l’utilisation d’animaux dans les laboratoires de recherche. Une vraie performance. « Réduits à l’état de matériel biologique, plus de 7 000 animaux, pourtant reconnus comme sensibles, sont tués chaque jour, en toute légalité, dans les laboratoires publics et privés », dénonçait un tract distribué aux passants par ces statues humaines enveloppées dans des combinaisons de laboratoire avec, inscrit sur le dos : « Stop aux animaux dans les labos ».

L'utilisation d'animaux dans les labos révoltent surtout les jeunes si l'on s'en tient à la participation à la manifestations marseillaise

Pour s’opposer à « une culture scientifique archaïque », les manifestants proposent : d’acheter des produits non testés sur les animaux, de faire une utilisation éclairée des médicaments, de ne pas soutenir les œuvres et campagnes qui financent la vivisection, de refuser les formations exigeant des expériences sur les animaux.

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