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Le club de la presse est mort … mais il bouge encore

Alors que l’équipe aux manettes est démissionnaire, deux assemblées,  ordinaire et extraordinaire, lundi 23 janvier, n’ont pas permis de mettre en place de nouveaux dirigeants, une tentative menée par Marie-Christine Lauriol, de France Inter, ayant avorté. Officiellement, on va vers la liquidation du Club de la presse Marseille Provence Alpes du sud mais une nouvelle AG de la dernière chance pourrait être convoquée « lorsque les esprits seront apaisés ».

 

Le Club de la presse Marseille Provence Alpes du sud est en souffrance depuis plusieurs années déjà. Investi par les communicants mais déserté par les journalistes actifs, il n’a dû de survivre qu’à l’engagement d’un petit groupe de figures locales du métier aujourd’hui pour la plupart à la retraite. Mais l’activité s’est peu à peu assoupie et, en juillet, le trésorier tirait la sonnette d’alarme: avec des finances exsangues, le club fonçait droit dans l’abîme.

 

Un été d’enfer

 

Ne pouvant plus payer le loyer, le club abandonnait alors ses locaux de la rue Breteuil et était amicalement hébergé par Radio Dialogue. On battait le rappel des cotisations en retard, et les institutions étaient appelées à la rescousse.

 

A la sortie d’un été d’enfer, le Club de la presse de Marseille était sauvé. Provisoirement seulement car si l’activité n’était pas relancée et si de nouveaux adhérents ne rejoignaient pas ses rangs, il ne pourrait pas durablement survivre.

 

Le bureau, conduit par la présidente Isabelle Staes, journaliste à France 2, ayant annoncé sa démission, Marie-Christine Lauriol, journaliste à France Inter/France Culture, en poste à Marseille depuis 25 ans, déjà vice-présidente, a alors accepté de reprendre le flambeau. Elle a convaincu un petit noyau de jeunes journalistes de ses relations de s’engager dans le club. Et, lundi soir, elle est arrivée aux assemblées extraordinaire et ordinaire à la tête d’une équipe prête à prendre les manettes.

 

Une nouvelle AG

 

Démarche mal conduite ? Vraie tentative d’OPA ? Toujours est-il que la soirée a rapidement tourné vinaigre. Les journalistes ont d’abord refusé la modification des statuts en faveur des communicants (par 33 voix contre 17 dans un premier vote, 27 voix contre 17 lors du second). Puis « vieille garde » et « nouveaux adhérents » se sont affrontés. Les mots d’oiseaux ont commencé à voler, la salle à se vider. A ce moment-là, le club était mort. Sans projet, sans équipe, il ne restait plus qu’à mettre la clé sous la porte. Ce qui n’arrivera peut-être pas si  les esprits s’apaisent. Et si une nouvelle assemblée générale peut être convoquée, ce qu’a laissé entendre la présidente démissionnaire au dernier carré encore présent dans la salle trois heures après l’ouverture des débats …