Les spectacles offerts sur la Scène à Villeneuve Bargemon se suivent et ne se ressemblent pas. Mercredi soir, les jeunes talents du Conservatoire de musique Pierre-Barbizet succédaient au jazz caribéen de Richard Bona. Dans un genre très différent, un autre moment de grâce qui aurait mérité un auditoire plus fourni. Mais l’enthousiasme était là.
Pierre Barbizet n’est plus de ce monde, malheureusement, mais l’âme de ce grand pianiste inspire encore les élèves du Conservatoire national à rayonnement régional qu’il a longtemps dirigé et qui porte désormais son nom. Le jeune Hugo Matthieu en a fourni une preuve éclatante à l’ouverture du concert. Philip Bride, le directeur violoniste, qui dirigeait l’Orchestre symphonique formé au sein de son établissement pour accompagner le prodige et ceux qui le suivraient, était légitimement fier. Les autres interprètes, tous premiers prix à l’unanimité du Conservatoire, ne devaient pas le décevoir non plus, prouvant que le haut-lieu marseillais de la musique tutoie toujours les sommets.
Le concert des lauréats du Conservatoire Pierre-Barbizet a en tout cas confirmé combien ce festival Scène à Villeneuve Bargemon est un bon choix. Mercredi, dans la douceur d’une soirée d’été à peine rafraîchie par un petit coulis tournoyant autour de l’Hôtel de ville, on a vu les fenêtres du voisinage ouvertes et des résidents installés dans le public, preuve que l’idée d’une salle de spectacle à ciel ouvert en ces lieux fait gentiment mais sûrement son petit bonhomme de chemin.
Vendredi, place au Ballet national de Marseille
Scène à Villeneuve Bargemon attend maintenant le Ballet national de Marseille et sa Métamorphose, la chorégraphie de Frédéric Flamand tirée de l’œuvre d’Ovide et présentée dans des décors et costumes des designers brésiliens Humberto et Fernando Campana. Ce sera pour vendredi 29. Un nouveau spectacle gratuit qui débutera dès 21 h 30. Eh oui, les soirées rétrécissent déjà …




